Un photographe prosopagnosique.

J’ai un énorme défaut, on pourrait même dire un handicap, j’ai une mémoire de poisson rouge en ce qui concerne les visages. J’ai de grandes difficultés à reconnaitre et identifier les autres.
C’est pénible pour moi et les autres, mais il est difficile d’y faire quoi que ce soit, Il n’y a pas de solution.

Je m’excuse d’avance auprès tous ceux que je vais croiser sans les reconnaitre. Et je vous demande de pardonner mes absences.

Ce handicap s’appelle la prosopagnosie.

 La définition de Wikipédia :

La prosopagnosie est un trouble de la reconnaissance des visages. C’est une agnosie visuelle spécifique rendant impossible l’identification ou la mémorisation des visages humains. Le prosopagnosique est généralement capable de reconnaître les personnes en recourant à certains subterfuges, comme l’identification visuelle par l’allure générale (démarche, taille, corpulence) ou à des détails comme un vêtement familier, la coiffure, une barbe, une tache de naissance ou des lunettes. Il peut aussi, bien entendu, reconnaître une personne à l’aide d’autres sens que la vue : à sa voix, à son odeur, à sa poignée de main, etc…

Est-ce gênant pour la photo ?

Pour la photo, je ne pense pas que cela un inconvénient de considérer chaque visage comme terra incognita, la structure du visage change peu, mais les émotions qui l’anime le font changer considérablement. Et ce m’intéresse, ce sont les émotions.
Et, c’est aussi ce qui plait sur mes photos et portraits.

Une fascination pour les visages.

Je pense que mon attirance pour le portrait vient de là, photographier les visages en compensation de ne pas les identifier.
Cela me laisse surement plus de liberté pour jouer avec les visages…

À tous ceux qui me croiseront sans que je les reconnaisse.

Et vous serez nombreux… Je m’en excuse d’avance. Ne m’en voulez pas de ne pas vous reconnaitre au premier regard, il me faut un effort considérable pour essayer de mettre un nom sur un visage, et la plupart du temps en vain.
Ce qui est pénible pour moi et pour les autres.
Et je suis aussi fâché avec les prénoms…

De nombreux prosopagnosiques.

Environ 2,5 % de la population ont des difficultés à identifier les visages des autres. Il n’est donc pas étonnant d’en rencontrer des célèbres :

  • Thierry Lhermitte.
  • Brad Pitt.
  • Oliver Sacks, célèbre neurologue.
  • Paul Dirac, l’un des pères de la physique quantique.
  • Jane Goodall, la primatologue.
  • Philippe Vandel, animateur TV.
  • Antoine de Maximy, l’explorateur de « j’irai dormir chez vous ».

Je me sens un peu moins seul.

IMG_9631Cette photo complètement floue représente bien mon malaise devant un visage, j’identifie les émotions, mais pas les personnes.
Ami, ennemi, client ?
La réponse à cette question simple reste souvent un mystère pour moi…

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